Visiteur mal entendant ou sourd
Photo d'une personne apprenant la LSF

Découverte de la marque Tourisme et Handicap


 

LA MARQUE « TOURISME & HANDICAP » est une marque de qualité créée par le ministère chargé du Tourisme pour des clientèles en situation de handicap.
 
POUR QUOI FAIRE ?

  • Identifier les adaptations aux principaux types de handicaps (auditif, mental, moteur et visuel), bénéfiques à toutes les clientèles (dont les séniors).
    Développer une offre touristique française accessible et innovante.
    Promouvoir les produits des professionnels du tourisme qui favorisent l’accueil des personnes handicapées et leur intégration parmi les clientèles traditionnelles.

POUR QUI ?

Les professionnels susceptibles de recevoir la marque sont notamment :
·         Les différents hébergements : hôtels, campings, villages de vacances, meublés, chambres d’hôtes…
·         Les restaurants,
·         Les sites touristiques : monuments, musées, châteaux, jardins…
·         Les sites de loisirs : parcs à thèmes, centres nautiques, centres équestres…
·         Les plages et lieux de baignade,
·         Les pontons ou lieux de pêche (carrelets …),
·         Les chemins et itinéraires de randonnée,
·         Les salles de réunions et centres de congrès,
·         Les offices de Tourisme et syndicats d’initiative.

COMMENT OBTENIR LA MARQUE ?

C’est une démarche volontaire. La marque peut être attribuée pour un minimum de deux handicaps parmi les déficiences auditive, mentale, moteur et visuelle, pour une durée de 5 ans.

 
Ma démarche de labellisation

Une visite est effectuée gratuitement par deux évaluateurs formés, représentant Charente-Maritime Tourisme et une association de personnes handicapées. A la suite de cette visite, un dossier est constitué et présenté à une commission territoriale qui se réunit en moyenne tous les trois mois. Lorsqu’un avis favorable est accordé pour, au moins, 2 types de handicap, un courrier officiel attestant l'obtention de la marque vous est attribué par la DIRECCTE Nouvelle-Aquitaine.


L’histoire de la Langue des Signes

L’origine des langues des signes que pratiquent les sourds est aussi mystérieuse que celle des langues parlées. Les sourds ont existé depuis l’aube de l’histoire humaine. Et depuis que les sourds se rencontrent, notamment dans les villes, ils ont développé entre eux cette langue - des témoignages en font foi dès l’Antiquité.

Les premières tentatives connues d’éducation des enfants sourds datent du XVIème siècle et s’adressaient exclusivement aux familles nobles.

En 1710, Etienne de Faye sera le premier professeur sourd à enseigner en langue des signes.
L’abbé de L’Epée ouvrit la première école destinée aux jeunes sourds en 1760 à Paris, et devint célèbre à travers l’Europe. Pour la première fois, on reconnaît que les gestes peuvent exprimer la pensée humaine autant qu’une langue orale.

Cependant, la méthode qu’il inventa, les ‘signes méthodiques’, fut progressivement abandonnée au profit de l’utilisation de la langue des signes.

L’essor de la langue et l’accès à l’enseignement permettent alors aux sourds d’entrer sur la scène sociale et, accédant à de vrais métiers, se regroupant en associations, ils deviennent de vrais citoyens.

Puis, le milieu médical et les pressions politiques (l’unification autour de la langue française) imposèrent l’interdiction de la langue des signes dans l’éducation des jeunes sourds de 1880 à la fin du XXème siècle.

Depuis une vingtaine d’années, face aux résultats mitigés des méthodes orales, la langue des signes est de nouveau reconnue pour l’éducation des jeunes sourds.
 

Le fonctionnement de la langue des signes

La langue des signes est une langue vivante et complexe, de structure iconique, utilisant la modalité visio-gestuelle dans les 4 dimensions de l’espace/temps. Elle possède sa propre grammaire, sa propre syntaxe.

La langue des signes est une langue dont la structure est intimement liée avec le système de perception visuelle, puisque cette langue répond à une logique visuelle et non auditive.

Les signes sont basés sur l’utilisation des mains, du regard et de l’espace : les configurations des mains, leur emplacement, leur orientation et leur mouvement forment des signes, équivalent des mots, disposés devant soi comme sur une scène de théâtre.

La disposition de ces signes, ainsi que la direction du regard, permettent de visualiser les relations (agent, patient...) et le temps (signes tournés vers l’arrière, le passé ou l’avant, le futur). Le visage et le mouvement des épaules servent aussi à l’expression de la modalité et à distinguer les différents plans d’énonciation.

La grammaire de la langue des signes n’est pas identique à celle du français: par exemple, les compléments circonstanciels sont généralement signés en premier, et l’objet précède souvent le verbe. La dactylologie - l’alphabet en langue des signes - sert surtout à épeler les noms propres.
 

Les pratiques de la LSF

Bien qu’il existe des situations très diverses, les personnes devenues sourdes ou malentendantes maîtrisent en général assez bien la langue française et l’écrit. Elles ont donc principalement besoin d’un support technique pour les aider à suivre plus facilement un discours, une conversation.

En revanche, pour une grande majorité de personnes sourdes de naissance, dont la surdité est sévère ou profonde, le français est une langue étrangère. Pour ces personnes, l’accès à l’écrit est difficile et pénible. L’ensemble des évidences culturelles sous-jacentes n’est pas connu, d’où de réelles difficultés de compréhension du français.
Les personnes sourdes pratiquant la Langue des Signes Française, ont développé une véritable « culture sourde », pour laquelle la « culture entendante » peut paraître une culture étrangère. Ils ont donc besoin d’une traduction du français.

La langue des signes n’est pas une langue universelle. Chaque pays a la sienne : British Sign Language (BSL), American Sign Language (ASL) … Néanmoins, si le vocabulaire diffère d’un pays à l’autre, la grammaire est sensiblement la même, ce qui permet aux sourds du monde entier de se rencontrer et d’échanger rapidement.
 

Le langage parlé complété

Le Langage Parlé Complété est un code signé permettant aux personnes déficientes auditives de compléter la lecture labiale. La main du locuteur, placée près du visage associe un geste à chaque phonème prononcé, permettant ainsi de lever l’ambiguïté existant entre plusieurs phonèmes correspondant au même mouvement des lèvres.
Il y a 5 positions de la main par rapport au visage pour représenter les voyelles, et 8 configurations des doigts pour représenter les consonnes. Une clé correspond donc à une syllabe.

Pris isolément, le code n’a aucune signification en soi. Contrairement à la LSF, il s’agit donc d’une aide technique pour la décomposition syllabique d’une phrase et non une langue à part entière.

De nombreuses études montrent que le son et la parole ne sont pas les seules bases de la compétence linguistique. La communication est d’ailleurs de plus en plus basée sur le visuel (webcam) et les signes (de nombreuses mères signent avec leur bébé qui ne peut pas encore s’exprimer par la parole).